Oxantia — Aller mieux commence par en parler

Deuil

Après la perte : vous n'avez pas à aller bien tout de suite

Les premiers jours, tout le monde était là. Puis la vie des autres a repris, et la vôtre est restée en suspens. Vous fonctionnez, vous allez travailler, vous répondez « ça va ». Mais il y a cette absence qui prend toute la place, les larmes qui arrivent au supermarché, la colère contre ceux qui ne comprennent pas, la culpabilité d'avoir ri un instant. Le deuil n'a pas de calendrier. Et il ne se traverse pas forcément seul.

Commencez par en parler « J'ai perdu quelqu'un et je n'arrive pas à remonter la pente » Dites-le avec vos mots, Oxantia vous aide à y voir clair.

À qui en parler

Des praticiens près de vous

429 praticiens peuvent vous accompagner sur Oxantia. Voyons les plus proches de vous.

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Ce que le deuil fait

Perdre quelqu'un bouleverse tout : le corps (fatigue, sommeil cassé, appétit, douleurs), la tête (brouillard, oublis, difficulté à se concentrer), les émotions (tristesse, mais aussi colère, soulagement, culpabilité, vide). Toutes ces réactions sont normales, y compris celles qu'on n'ose pas dire. Il n'y a pas de « bonne » façon de faire son deuil, ni de durée prévue.

On parle de deuil compliqué quand, après de longs mois, la vie reste entièrement figée autour de la perte : impossible de reprendre une activité, évitement de tout ce qui rappelle la personne, ou au contraire incapacité à s'en détacher une seconde. C'est le signe qu'un accompagnement devient nécessaire.

Quand demander de l'aide à un médecin

Si vous n'arrivez plus à dormir ni à manger depuis des semaines, si vous vous isolez complètement, si l'alcool ou les médicaments prennent de la place, si vous avez des idées noires, parlez-en à votre médecin sans attendre. En cas de détresse, le 3114 répond gratuitement, 24 h/24. Les accompagnements ci-dessous soutiennent le chemin ; ils ne remplacent pas un suivi quand il est nécessaire.

Ce qui aide à traverser

  • Un lieu pour parler. Le psychopraticien offre un espace où tout peut se dire, y compris ce qu'on ne dit pas à ses proches : la colère, le soulagement, les regrets. C'est l'accompagnement de référence du deuil.
  • Exprimer autrement. L'art-thérapie permet de mettre dehors ce qui n'a pas de mots : par le dessin, l'écriture, la musique, la matière. Précieux quand parler est trop difficile.
  • Tenir le corps. La sophrologie aide à retrouver du sommeil, à apaiser les vagues d'angoisse et à revenir doucement dans le présent.
  • Un soutien discret. Les fleurs de Bach accompagnent les états de choc, de tristesse ou de culpabilité, en complément.

Par où commencer

Vous n'avez rien à expliquer ni à justifier. Écrivez simplement ce que vous vivez dans la barre de conversation d'Oxantia. On vous aide à y voir clair, puis à trouver un praticien près de chez vous, avec prise de rendez-vous en ligne.

Questions fréquentes

Combien de temps dure un deuil ?

Il n'y a pas de durée normale. On estime souvent qu'il faut un à deux ans pour que la perte trouve sa place, mais chacun avance à son rythme, avec des retours en arrière aux dates anniversaires. Ce qui compte, c'est que la vie reprenne peu à peu, pas la vitesse.

Est-ce normal de ressentir de la colère ou du soulagement ?

Oui. La colère (contre la personne, les médecins, soi-même, le sort) et le soulagement (après une longue maladie) font partie du deuil. Ils ne disent rien de l'amour que vous portiez à la personne.

Quand consulter plutôt que d'attendre ?

Dès que vous en ressentez le besoin, et sans attendre si, après plusieurs mois, rien ne bouge, si vous vous isolez ou si des idées noires apparaissent. Demander de l'aide n'est pas trahir la personne disparue.

Les séances sont-elles remboursées ?

Pas par l'Assurance maladie, hormis les psychologues du dispositif Mon soutien psy. Certaines mutuelles remboursent quelques séances de sophrologie ou d'art-thérapie par an : vérifiez votre contrat.

Vous ne savez pas par où commencer ? Dites-le simplement, Oxantia vous oriente.